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Course

Gérard Quenot : « Avec Delta, sur des projets comme la Transquadra, il est possible d’avoir un vrai dialogue constructif sur l’optimisation du jeu de voiles »

vendredi 9 mars 2012La Rédaction

Gérard Quenot et Luc Fourichon ont remporté la Transquadra 2011-2012 depuis Saint-Nazaire sur le JPK 1010 Nautistock. Dans un entretien accordé à Delta Voiles  , Gérard Quenot revient sur les différents choix qu’il a fallu faire.

Lorsque en 2010, Gérard Quénot achète son JPK 1010 pour se lancer dans la Transquadra, il sait déjà que Delta Voiles   sera une fois encore son interlocuteur. Depuis l’acquisition de son Elan 333 dix ans plus tôt et sa participation à l’évolution du jeu de voiles de régate, il en est convaincu, il préfère avoir un interlocuteur local et pense sincèrement que des voiles designées et fabriquées en France représentent un atout majeur pour l’évolution des shapes.

Gérard Quenot : « Finalement, il n’y a pas tant de voileries qui travaillent sur le segment course, avec Delta, sur des projets comme la Transquadra, on a le contact avec le designer, il est possible d’avoir un vrai dialogue constructif sur l’optimisation du jeu de voiles »

Le design des voiles de celui qui deviendra Nautistock sur la Transquadra 2011-2012 a débuté par un jeu de voiles test entrée de gamme course-croisière coupe cross cut en flex pentex, ce jeu devait essentiellement définir la taille minimum acceptable du génois tant par son potentiel de vitesse que par les millièmes en moins ou en plus qu’ils engendreraient sur le rating. Le premier génois taillé donc au minimum possible s’est avéré pour le JPK 1010 un peu trop petit.

Le jeu de voiles de la Transquadra est, lui, en membrane EXXELTECH® Carbone Kevlar, le meilleur rapport qualité/prix/performance, les voiles sont légères et ne se déforment pas. Les voiles designées par Pierre-Laurent Garnero se sont avérées faciles à régler et très tolérantes, Gérard Quénot reconnaît cependant qu’il est nécessaire d’adapter le réglage du mât (tension d’étai) en fonction du vent.

  • GV membrane EXXELTECH® carbone kevlar 2 ris
  • 1 génois médium en membrane EXXELTECH® carbone kevlar
  • 1 solent cross cut en flex aramide
  • 1 ORC cross cut en flex pentex

Les voiles de portant

Il n’y a eu aucun doute sur le choix d’un spi de tête (S2-runner léger) en 0.75oz et d’un spi de capelage (S4-runner lourd) en 1.3 oz, ni même sur l’absence d’un spi léger. En revanche, s’est posée la question du Code 5 et du Code 0, qui finalement se sont révélés être des armes fatales. Le Code 5 (reacher lourd) sur tangon et non sur delfinière utilisé au largue serré et en spi de brise en brassant s’est avéré plus stable que le spi de capelage (S4) à partir de 30 nœuds.

Gérard Quenot : « On a utilisé le Code 0 uniquement 4/5h sur la première étape, au travers par 18/20 nœuds, plus petit que le Code 5, on le tient au travers, c’est grâce à lui qu’on a pu passer la dorsale du Cap Finisterre avant la fermeture du passage à niveau. »

  • Code S2 – runner léger en 0.75 oz
  • Code S4 – runner lourd en 1.3oz
  • Code A5 – reacher lourd en 1.5oz
  • Code 0 en Cz 10

Si c’était à refaire ?

Gérard Quenot : "Je conserverais un génois médium légèrement plus petit pour optimiser le rating, c’est en partie grâce à notre rating que l’on a gagné La Transquadra !

J’augmenterais le grammage du grand spi (S2) pour le passer en 0.9oz, parce que comme beaucoup de monde, on l’a explosé, la question du Code 0 reste en suspend, je le remplacerais peut-être par un deuxième grand spi pour palier à l’explosion du premier.

Globalement, on a toujours été plus rapides que les autres JPK 1010 excepté avec Philippe Vicariot avec qui il nous arrivait de faire jeu égal, Philippe en solo est arrivé 4h derrière nous. Notre bonus, par rapport aux autres, aura été notre Code 5 et pour finir, les voiles plates n’ont pas bougées, on va pouvoir s’en resservir au Spi Ouest France."

- Info presse Delta voiles   / www.deltavoiles.com



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